"Rester, c'est exister : mais voyager, c'est vivre." Gustave Nadaud
Dans l'avion il n'y a quasiment que des
jeunes couples iraniens, rentrant de vacances de Malaisie. Nous
sommes les seuls européens ! Mais ce qui nous frappe, seulement 20 % de la gente féminine portent le voile. Nous voyons
même certains jeunes iraniens se pavaner avec des mignonnettes
d'alcool fort. Autre chose étrange, nous avons le droit à un repas
gratuit. Normalement tout est payant chez Air Asia. Au moment
d'atterrir, toute la gente féminine dans un mouvement synchrone se
couvre les cheveux (comme un effet domino). Enora emboîte le pas.
Ce n'est pas le moment de se faire remarquer. Nous filons directement au
comptoir des visas avec nos papiers en règle. Nous avons dû
poiroter durant deux longues heures pour obtenir notre précieux
sésame et nous acquitter de 50 € chacun. Ce n'est pas qu'ils
soient débordés, mais il y avait un match de foot à la télé.
Durant l'attente, nous entendions un appel lancé par le point
information, nous demandant de nous présenter au comptoir.
Mais cela ne faisait en rien avancer le schmilblick. Le chauffeur de
notre hôtel s'impatientait.
C'était une première pour nous, avoir
un chauffeur qui nous mène à l'hôtel. En faite, pour obtenir son
visa, il est très fortement conseillé de posséder une réservation
sous peine de subir des tracas
Après ce super séjour au Japon, nous
débarquons à Kuala Lumpur, en Malaisie. Le
changement de température nous surprend. On frôle les 40°, mais
le plus gênant c'est le taux d'humidité très élevé. Nous
posons nos bagages dans le quartier du triangle d'or, dans un hôtel
des plus miteux, mais presque gratuit. Nous sommes surpris, car dans la rue, nous rencontrons des indiens et des pakistanais et peu de malaisiens.
C'est avec grand plaisir, que nous allons nous restaurer dans un
restaurant libanais. Quel plaisir de retrouver cette cuisine !
Mais nous avons eu les yeux plus gros que le ventre !!! Entre
deux averses impressionnantes, nous prenons la direction des fameuses
tours Petronas. Pour y accéder, nous
Jour 5 : Découverte de Kyoto
Au petit matin, départ pour Kyoto. En quittant la famille, la grand-mère de Shoko nous remet un petit paquet contenant une surprise. Quelle délicate attention ! Nous saluons les parents de Shoko, qui sont charmants et très
accueillants. Nous quittons l'île, en franchissant le détroit de
Naruto, où la rencontre de la Mer Intérieure avec l'océan
Pacifique génère des tourbillons impressionnants. Nous déposons
nos affaires à l'hôtel, et allons découvrir Kyoto, ville qui est la
cité gardienne de la culture traditionnelle japonaise. Nous visitons
le Kinkaku-ji (pavillon d'or), l'un des monuments les plus
connus du Japon, puis le temple emblématique de la ville :
Kiyomizu-Dera. Le pavillon principal de ce dernier comprend une
immense terrasse surplombant le flanc de la montagne, supportée par
des centaines de piliers en bois. Le coucher de soleil sur les sakura en fleurs est magnifique, des touristes habillés en kimono (tenue traditionnelle japonaise), prennent plaisir à être
photographiés. Avant de quitter les lieux, Mathieu et Shoko honorent la tradition, en buvant l'eau sacrée de la cascade
Otowa-no-taki, supposée avoir des propriétés
thérapeutiques.
Moment de panique, au moment de
franchir la douane chinoise, nous nous rendons compte que nous avons
dépassé d'une journée, la validité de notre visa. En cause,
l'année bissextile. Nous avions oublié que février avait 29 jours.
Nous présentons notre passeport, le douanier nous le fait remarquer
… nous avons juste le droit à une petite remontrance … ouf !!!
Nous atterrissons à Séoul, et c'est une tout autre ambiance qui
nous attend. Nous avions décidé de découvrir ce pays, car nous
avions trouvé sympathiques les coréens rencontrés durant notre
voyage, et raffolé de leur cuisine. Après recherche d'infos, nous
constatons avec surprise qu'ils possèdent une kyrielle de parcs
adaptés à la randonnée. Allez, c'est parti pour l'exploration du
pays du matin calme. Première minute dans le métro, un passant
vient spontanément nous aider à trouver notre direction. Enora a
un souci au portique avec sa carte magnétique, en quelques secondes
un agent la délivre avec un grand sourire. Nous cherchons notre
guest house, et hop, un badaud vient à notre rescousse. En arrivant
chez notre hôte, on nous propose de goûter des crêpes maison. Quel
accueil en seulement une heure !!! Après cette dégustation,
nous déposons nos sacs en dortoir, et allons directement prendre nos
repaires dans la métropole et dévorer les spécialités coréennes.
A peine arrivés, et on s'y sent déjà à merveille.
Séoul dégage une incroyable énergie. La ville connaît
Nous débarquons à la métropole
pékinoise, avec l'intention de profiter au maximum de nos derniers
jours en Chine. Nous nous installons dans une charmante guest house,
tout près de la place Tian'anmen, dans un hutong (ruelles
étroites). Ces quartiers, flanqués de Siheyuan (demeures
traditionnelles), sont l'emblème du vieux Pékin. C'est un peu l'âme de la capitale qui tente de résister à l'avancée
fulgurante de la modernité. Elles firent leur apparition après que
Beijing fut dévasté par les armées de Gengis Khan. Les hutongs sont orientés d'Est en Ouest afin de respecter les
préceptes du feng shui. Première visite, la célèbre cité
interdite. Nous
l'avions aperçue une première fois dans le film : le dernier empereur. Pendant 500 ans, elle fut interdite
d'accès, ce qui justifie son nom. Autrefois, y pénétrer sans autorisation se soldait par
une exécution immédiate.
Nous y accédons par la porte Qianmen,
puis par la place Tian'amen (porte de la paix céleste), où trône
le portrait de Mao. Elle couvre 40 hectares et serait la plus grande
du monde. C'est ici que Mao proclama la république populaire de
Chine. Elle fut le théâtre désolant d'une répression brutale, le
4 juin 1989, lorsque des chars et troupes armées en délogèrent des
milliers d'étudiants pacifiques. Nous avons en mémoire la célèbre
photo, prise par Jeff Widener, montrant l'homme qui voulait arrêter les chars.
Aujourd'hui, la place est cernée de policiers et truffée de caméras et les
sacs sont passés aux rayons X
Nous quittons le merveilleux peuple Birman, sans avoir tout visité. D'une part parce que notre état physique nous a contraints à annuler les trekkings. Et d'autre part, plusieurs régions ne sont accessibles qu'en avion, donc circuits trop onéreux pour nous. Nous souhaitions visiter le site archéologique de Mrauk U, et aller à Kengtung, la capitale de la région du triangle d'or, puis faire une randonnée autour de Putao jusqu'au Phon Kan Razi, limite la plus orientale de la chaîne himalayenne, et découvrir l'archipel de Myeik, habité par les Moken, appelés les gitans de la mer.
Au départ de Katmandou, on nous
annonce que le vol Delhi Bangkok est annulé. Une fois à Delhi, la
compagnie Kingfisher nous fait poiroter quelques heures avant de nous
trouver un autre vol. Au petit matin nous débarquons à Bangkok avec
nos amis Lyonnais. Et là, c'est le grand changement. Voitures
récentes, gros building, chaleur étouffante, changement de langue …
C'est aussi la fin des terribles inondations qu'a connu le pays …
mais, il reste encore quelques traces perceptibles. Des rues
inondées, des murets devant les magasins et des sacs de sable encore
disposés dans certains quartiers. Nous nous installons dans une rue
calme proche de la folie de Khao San Road. Car, dans cette rue le
soir, c'est un concentré d’écervelés faisant la fête toute la
nuit dans les nombreux bars de la rue. Mais c'est quand même à
découvrir. On peut y trouver tout et n'importe quoi … comme des
faux papiers (carte d'identité, permis, diplôme …), des costumes
sur mesures, des massages en tout genre, des ladyboys (certains se
réveillent surpris le matin).
C'est avec enthousiasme que nous
débarquons à Katmandou. C'est comme un nouveau départ … et au
premier abord les gens nous paraissent plus décontractés qu'en Inde malgré l’effervescence de la ville. Nous prenons
rapidement nos marques. Nous trouvons une charmante guest house dans un quartier calme (Paknajol). La première nuit fut très courte pour
Julien. Il a du combattre un boxeur népalais surnommé « el
moustiquo ». Au réveil Julien était KO. Et son visage était
tuméfié. Ça a mis plusieurs jours pour se résorber. De plus comme
un malheur n'arrive jamais seul, il enchaîne avec d'autres petites
misères, qui nous mènent jusqu'à l'hôpital. Cela nous oblige à
retarder notre prochain trekking. En même temps ce n'est pas trop
mal car la mousson pointe toujours le bout de son nez. Nous en
profitons pour visiter Katmandou et sa vallée et redécouvrir la
cuisine des 4 coins du monde... Ça nous change du « rice
dal ». 2011 c'est l'année du tourisme au Népal et évidemment
ils se font plaisir sur les tarifs des entrées des sites et des
parcs. C'est la fête du portefeuille du touriste !
Le Ladakh est une sublime contrée Himalayenne majoritairement peuplée de Bouddhistes d'une gentillesse désarmante. La région ne ressemble en rien au reste de l'Inde. C'est un fabuleux patchworks de monastères et de montagnes arides. On la surnomme le petit Tibet. Et surtout quel plaisir de retrouver le calme après la folie des grandes villes indiennes.
Nous logeons dans une paisible et adorable famille Ladakhie loin des rues touristiques et du centre ville de Leh. Leh étant à 3500 m, pour une bonne acclimatation à l'altitude quelques jours de repos furent obligatoires en découvrant les paysages...
Nous établissons notre point de chute à la capitale, afin de découvrir le nord du pays. C'est plus simple et plus économique. Nous y retrouvons Christine, la londonienne rencontrée à Dana. Pour fêter son départ, Christine décide d'acheter des bières. Nous pensions les consommer dans le salon de l'auberge. Manque de bol, la propriétaire nous dit que c'est interdit et nous incite à aller trinquer dehors. Nous sortons donc de l'hôtel direction une petite rue discrète. Il faut savoir qu'il est interdit de boire de l'alcool dans la rue. Après quelques gorgées, nous sentons le regard des passants assez pesant et rempli d'animosité. C'est alors que nous recevons un liquide, du troisième étage de l'immeuble où nous étions adossés. On vous laisse deviner la nature du mélange... Démasqués, nous rentrons tout penaud à l'hôtel, direction la salle de bain.
Nous effectuons de nombreuses excursions à la journée dont Jérash, Aljoun, Umm Qais, Salt. Jérash est considéré comme l'une des cités romaines les plus