"Rester, c'est exister : mais voyager, c'est vivre." Gustave Nadaud
La nuit dans le bus promettait d'être
longue. Mais dès le début du voyage les passagers se sont montrés
d'une incroyable générosité. Ils nous servaient du thé, nous
donnaient des fruits, des gâteaux, des bonbons … Nous étions un peu gênés ! Après réflexion, nous nous sommes
souvenus que dans le coran, il y a une sourate qui précise « que
tu dois aider le voyageur qui est loin de chez lui … ». Cela
tombait très bien, car c'était l'anniversaire d'Enora. Cette
générosité fut le plus beau des cadeaux. Julien fait la
connaissance d'un iranien, ingénieur en mécanique chez Renault, celui-ci
mourait d'envie d'échanger sur nos deux cultures, Nous avons passé
la nuit à discuter religion, politique, famille … C'était assez
étonnant, car il critiquait ouvertement la politique de son pays, et
surtout la manière dont les mollah interprétaient le coran. Il
n'avait qu'un seul désir, faire la révolution.
Au lever du jour,
nous arrivons à Tabriz, dans la province de l’Azerbaïdjan
iranien, et c'est la guerre entre les taxis pour attraper le client.
Une fois au centre ville, nous constatons que la population est
Nous débarquons à Ispahan, ancienne
capitale de l'empire perse sous la dynastie des Safavides, en pleine
fête de Fatima. À cette occasion, les Iraniens ont 3 jours de
vacances. A cause de ces festivités chiites, nous mettrons 2 bonnes heures pour trouver une chambre à
un prix surévaluer. Nous filons
directement dans le quartier chrétien arménien de Jolfa pour manger
autre chose qu'un kebab. Nous sommes très surpris de trouver cette
communauté chrétienne ici. Au 17 èm
siècle, elle fut déportée lors de la campagne du Shah en Azerbaïdjan, celui-ci était en guerre contre
l'empire Ottoman. Le quartier nous paraît assez riche, de beaux
magasins ont fleuri au milieu des 13 églises du faubourg. La
cathédrale Vank, construite au 17 èm siècle, est la plus célèbre
du pays, malheureusement elle était fermée ce jour-là. Mais nous
sommes ici pour dégoter un bon restaurant. Nous en choisissons un au
hasard … et rien que d'y repenser, nous en salivons encore !!!
Nous commençons la visite d'Ispahan,
le joyau de l'ancienne perse dont la beauté de l'architecture de ses
monuments a fait fantasmer les explorateurs du monde entier. Nous
nous perdons dans le labyrinthe
A 21h00 notre train démarre, nous
sommes seuls dans notre wagon à étage flambant neuf. Tout le monde
est entassé au premier niveau. Nous ne cherchons pas à comprendre
la raison. Le train s'arrête en plein désert devant une mosquée …
c'est l'heure de la prière ! Nous passons la nuit à chercher
une position confortable. Nous avions enfin trouvé le sommeil vers
4h00 du matin. Mais les lumières s'allument, nous sommes déjà
arrivés. « Vous êtes sûrs ? Nous ne devions pas arriver
vers 7h00 ? » Nous suivons le mouvement, en attendant que
la ville se réveille, nous allons finir notre nuit dans la salle
d'attente de la gare. Vers 6h00, nous prenons un taxi et débarquons
dans la vieille ville. Première démarche, trouver une chambre.
Nous sommes seuls, la
ville dort encore. Une atmosphère enchanteresse nous
envahit. Nous sommes
Dans l'avion il n'y a quasiment que des
jeunes couples iraniens, rentrant de vacances de Malaisie. Nous
sommes les seuls européens ! Mais ce qui nous frappe, seulement 20 % de la gente féminine portent le voile. Nous voyons
même certains jeunes iraniens se pavaner avec des mignonnettes
d'alcool fort. Autre chose étrange, nous avons le droit à un repas
gratuit. Normalement tout est payant chez Air Asia. Au moment
d'atterrir, toute la gente féminine dans un mouvement synchrone se
couvre les cheveux (comme un effet domino). Enora emboîte le pas.
Ce n'est pas le moment de se faire remarquer. Nous filons directement au
comptoir des visas avec nos papiers en règle. Nous avons dû
poiroter durant deux longues heures pour obtenir notre précieux
sésame et nous acquitter de 50 € chacun. Ce n'est pas qu'ils
soient débordés, mais il y avait un match de foot à la télé.
Durant l'attente, nous entendions un appel lancé par le point
information, nous demandant de nous présenter au comptoir.
Mais cela ne faisait en rien avancer le schmilblick. Le chauffeur de
notre hôtel s'impatientait.
C'était une première pour nous, avoir
un chauffeur qui nous mène à l'hôtel. En faite, pour obtenir son
visa, il est très fortement conseillé de posséder une réservation
sous peine de subir des tracas