"Rester, c'est exister : mais voyager, c'est vivre." Gustave Nadaud
Nous établissons notre point de chute à la capitale, afin de découvrir le nord du pays. C'est plus simple et plus économique. Nous y retrouvons Christine, la londonienne rencontrée à Dana. Pour fêter son départ, Christine décide d'acheter des bières. Nous pensions les consommer dans le salon de l'auberge. Manque de bol, la propriétaire nous dit que c'est interdit et nous incite à aller trinquer dehors. Nous sortons donc de l'hôtel direction une petite rue discrète. Il faut savoir qu'il est interdit de boire de l'alcool dans la rue. Après quelques gorgées, nous sentons le regard des passants assez pesant et rempli d'animosité. C'est alors que nous recevons un liquide, du troisième étage de l'immeuble où nous étions adossés. On vous laisse deviner la nature du mélange... Démasqués, nous rentrons tout penaud à l'hôtel, direction la salle de bain.
Nous effectuons de nombreuses excursions à la journée dont Jérash, Aljoun, Umm Qais, Salt. Jérash est considéré comme l'une des cités romaines les plus
Les célèbres châteaux du désert, monuments parmi les plus énigmatiques de Jordanie, sont disséminés sur la vaste étendue du désert oriental. Ils rappellent la prospérité précoce de la civilisation islamique. La plupart furent construits par les Omeyyades (661-750), et figurent parmi les tout premiers monuments d'art islamique. A l'apogée de cette dynastie, les postes caravaniers, les bains et les pavillons de chasse des châteaux du désert étaient aménagés de façon spectaculaire et abritaient des trésors venus des quatre coins de l'Empire. C'est là, dans l'humilité du désert, que les souverains de l'époque venaient renouer avec leurs racines bédouines. Peut être aussi ces châteaux leur offraient-ils un refuge bienvenu, loin des grandes villes ravagées par les épidémies.
QASR KHARANA
Beaucoup de mystères persistent pour ce fort planté au milieu du désert.
SHOBAK
Le château de Shobak est juché dans un environnement sauvage et reculé. Il paraît important vu de loin, mais une fois sur place il ne reste plus que quelques vestiges. Son attrait principal est un étonnant passage secret qui mène à une source souterraine.
Ainsi après la courte visite nous entamons par curiosité et tout excités avec une frontale, la descente du souterrain
La route fut longue … pendant 2 heures nous avons attendu que le bus se remplisse (il ne s'est jamais rempli). Et sur la trajet nous n'avons pas dépassé les 60 km/h. Sans compter les nombreux achats du chauffeur au bord de la route. Notamment un melon qu'il a partagé avec nous. Nous sommes accueillis bras ouverts par Hazim au Tower hôtel avec ses innombrables « welcome to Jordan » et « Tranquille Emile ». La décoration était très kitsch avec ses chambres à thèmes. Nous choisissons la royal sunset camp. Un endroit vraiment paisible et dépaysant.
La réserve naturelle de Dana est en équilibre au bord d'un précipice, en contrebas de la route du Roi. Il offre une vue sublime sur la vallée. Dés le lendemain matin, nous décidons d'entreprendre la
Nous avons passé 3 jours à Aqaba, ville la plus au sud de la Jordanie. Ici en hiver le thermomètre ne descend pas en dessous des 20 degrés. Alors imaginez en été ! Pour nous ça été torride, l'après midi la température avoisinait les 45 et durant la nuit, un peu de repos juste un peu plus de 30. Pas de climatisation, car pas assez chaud d'après le gérant de l'hôtel (voulait plutôt faire des économies).
Nous nous sommes baignés dans la mer rouge (plutôt rafraîchissante). Le sable était brûlant. Nos pieds en ont souffert. Nous avons fait du snorkeling pour admirer les récifs coralliens (qui sont quand même en mauvais état), et nagé parmi les poissons multicolores, dont le célèbre poisson clown (Némo).
Nous atteignons le village de Rum, pour le début de notre escapade dans le désert rendu célèbre par Lawrence d'Arabie. Nous prenons le thé chez Mohammed... et là surgit une énorme bestiole, mi-araignée mi-scorpion. Inquiétant, car tout le monde s'est activé pour la chasser. Ils sont même montés sur le toit et ont arraché les tôles pour la tuer. Tout cela avec un grand sourire, en nous disant de ne pas paniquer.
Nous prenons place dans notre très vieux 4X4 Toyo des années 70, vulgaire imitation de Toyota. Mais très robuste selon Abdalah notre chauffeur. En chemin nous avons découvert des vestiges Nabatéens et les anciens lieux de passages de Lawrence d'Arabie (ne reste plus grand chose). Évidemment notre Toyo nous a fait de multiples caprices, et surprise nous remarquons qu'il démarre à l'aide du cuillère à soupe en guise de clef.
C'est au petit matin, que nous descendons le chemin en serpentant le siq aux parois vertigineuses. Un défilé spectaculaire, qui conduit à la cité ancienne de Pétra. A la sortie du siq, une apparition magique surgit, le Khazneh, le trésor. Baignant dans les premiers rayons du soleil, vraiment sublime et une chance inouïe de l'avoir rien que pour nous. La ville de Pétra fut créée par les Nabatéens, peuple nomade d'Arabie occidentale (grand commerçant) et implantée dans la région vers le VI ème siècle avant J-C. A son âge d'or, elle a compté près de 30 000 habitants. Pour profiter d'une perspective originale sur le Khazneh, nous avons rejoint un belvédère après une série d'escaliers en pente raide. Il nous a offert une vue majestueuse de l'édifice (
VIDEO). Pour le retour, nous empruntons un sentier qui nous fait passer dans une minuscule faille dans la roche, et qui nous offre en spectacle le théâtre. Sur notre lancée pour rejoindre le monastère El Deir, nous empruntons les 800 marches taillées dans la falaise. Assez éprouvant sous une chaleur torride. Il affiche des dimensions bien plus imposantes que le Khazneh, 50 m de largeur et 45 m de hauteur (
VIDEO). Nous rentrons exténués de cette magnifique première journée.
Début un peu contrariant, le prix du visa a doublé, la bouteille de shampoing a explosé dans le sac à dos d'Enora durant le vol, le distributeur d'argent ne veut rien savoir à l'aéroport, et pour couronner le tout, Julien se bloque le dos le soir même. Sans oublier ses brûlures sur les bras, souvenir de la montagne au Liban. Dès le lendemain, nous profitons du minibus de l'hôtel pour visiter successivement Madaba, le Mont Nebo, et profiter des bienfaits de la Mer Morte. Madaba, cette petite ville commerçante tranquille est réputée pour ses superbes mosaïques Byzantines.
Le Mont Nebo, où Moïse aurait aperçu la